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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 06:43
Larve de Tenthrède (recadrage)
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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 16:18
Larve de Tenthrède sur pétale de rose
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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 16:16
Heliophanus cupreus
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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 16:15
Idaea dimidiata
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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 16:04
Colombie britannique - Pygargue à tête blanche
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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 07:40
Singe Patas, Zoo de Beauval ; je les ai vu au Bénin et en Ouganda, mais ... pas de photos ...

Singe Patas, Zoo de Beauval ; je les ai vu au Bénin et en Ouganda, mais ... pas de photos ...

Hello, 
 
Récemment j'ai relayé une étude conduite au Kenya relative aux rapports entretenus entre Acacia, fourmis et grands herbivores, illustrant rapports mutualistes et antagonistes.
 
En reprenant le même terrain de jeu, les fourmis et l'acacia, si l'on ôte les grands herbivores et si l'on rajoute un singe, on obtient une nouvelle histoire !
 
Ici le singe patas (cf. photo supra) est le principal prédateur des fourmis vivant dans l'arbre (Acacia drepanolobium). 
 
Ce rôle est plus classique, illustrant une chaîne alimentaire simple, occupée en son sommet par le primate ; mais cette histoire est néanmoins étonnante car environ 1/3 de l'alimentation quotidienne du patas est constituée de ... fourmis, et ce, tout au long de l'année ! Il est précisé que cette région de l'est africain est marquée par un climat semi aride et deux saisons très tranchées : saison pluvieuse et saison sèche. 
 
Ce comportement myrmécophage se retrouve également chez d'autres grands primates tels que chimpanzés, mangabey à joues blanches qui passent un temps considérable à manger des fourmis. Or le comportement insectivore des mammifères est plutôt habituellement lié à des prédateurs de petits gabarits ; en effet, les insectes représentent habituellement des ressources alimentaires petites en taille et dispersées.
 
Ce qui est également étonnant, c'est que la reproduction du patas est caractérisée par une courte période inter naissances ; de plus, la reproduction se déroule chaque année pour les individus fertiles ce qui est un comportement semblable à la reproduction de petits mammifères insectivores et ce qui signifie qu'une source de nourriture est certainement disponible tout au long de l'année : les fourmis fréquentant l'acacia ; mais pas n'importe lesquelles : celles utilisant les domaties pour y loger les ouvrières et les œufs, c'est-à-dire Crematogaster mimosas, Crematogaster nigriceps et Tetraponera penzigi.
 
Un auteur estime que les fourmis à acacia représentent 4000 kg de biomasse par km² dans la savane arborée à Acacia drepanolobium. Ceci place ces fourmis comme le principal animal dominant de cet écosystème. C'est la progéniture de ces fourmis qui est recherchée (oeufs, larves, pupes et les reproducteurs ailés) plutôt que les adultes (très chitinisés). En effet, cette progéniture est moins protégée et potentiellement plus riche en graisses, protéines et sucres.
 
L'étude citée montre que la présence continue de fourmis, peu sensibles aux variations saisonnières compense la variation des plantes disponibles sensibles à la saison sèche et de leur production : fleurs, fruits, champignons.
 
Autre information montrant l'importance des fourmis dans le régime alimentaire des patas : ils ne montrent aucun signe de faiblesse physique liée à la sécheresse et leur taux de reproduction n'est pas affaibli durant cette période.
 
Enfin, il faut signaler que les domaties occupées par Crematogaster mimosae contiennent également des larves d'insectes autres que de fourmis, ainsi que des Coccoidea (cochenilles) élevées par les fourmis ; cette source de nourriture complémentaire explique certainement pourquoi les patas consomment abondamment le contenu des domaties occupées par Crematogaster mimosae, l'espèce de fourmi pourtant la plus agressive parmi celles fréquentant cet acacia.

 

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 08:13
Hello,
 
Toujours dans une phase fourmis et insectes sociaux, je suis en train de lire un bouquin fort intéressant sur : "Les Fourmis : Comportement, Organisation Sociale et Évolution", Luc Passera, Serge Aron, éd. CNRC, 2005.
 
Et en sa page 38 j'apprends, dans un des chapitres traitant de la socialité des insectes , que chez les Halictidae (des abeilles dites solitaires) :
 
"Ces petites abeilles peuvent être qualifiées de primitivement eusociales, car toutes les femelles sont susceptibles de s’accoupler et de se reproduire. Au sein d’un même genre, on rencontre des espèces pratiquant la vie solitaire et d’autres optant pour la vie eusociale avec partage de la reproduction. Parfois, la même espèce peut mener une vie solitaire ou une vie sociale, selon les conditions de l’environnement. C’est le cas d’Halictus rubicundus ou de Lasioglossum (Evylaeus) calceatum (Yanega, 1997 ; Wcislo et Danforth, 1997)."
 

[...] "L’eusocialité est atteinte lorsque trois critères biologiques sont remplis :

• l’existence d’une coopération dans les soins aux jeunes ;

• le chevauchement d’au moins deux générations d’individus, si bien que les descendants aident leurs parents pendant au moins une partie de leur vie ;

• l’existence d’une division du travail en ce qui concerne la reproduction, certaines femelles étant spécialisées dans la reproduction et d’autres femelles étant plus ou moins stériles. On observe alors un biais reproducteur entre les femelles d’un même groupe, certaines se reproduisant et d’autres peu ou pas du tout." (p. 25)

 
Je creuse un peu la lecture ci-dessus en recherchant des infos sur internet, et je lis dans un papier sur Halictus rubicundus (espèce holarctique) qu'il s'agit d'une abeille facultativement sociale démontrant un comportement solitaire dans les régions au climat frais, un comportement social dans les zones à climat plus chaud,  et un mixte de comportements sociaux et solitaires dans les environnements "marginaux". Ces variations interviennent dans certains cas au sein des différents nids d'une même population (= bourgade) ! Les femelles nichent souvent en agrégation denses de plus de 100 nids au m². Une femelle = 1 nid.
 
Que c'est inattendu ... l'abeille dite solitaire peut avoir un comportement social et variant de social à solitaire ...

 

Les abeilles Halictus rubicundus sociales ont un cycle de vie typique de nombreuses Halictes. Les femelles fécondées émergent d'hibernation tôt au printemps et commencent à creuser des nids dans le sol nu. Les femelles collectent pollen et nectar chez de nombreuses plantes, en particuliers Astéracées et Rosacées, pour garnir les cellules du nid. Un seul œuf est pondu sur la pelote de pollen et la cellule est obturée avant que ne commence la construction de la cellule suivante. 1 à 2 semaines d'inactivité suivent la création de la bourgade (1 femelle = 1 nid) avant l'émergence des premières naissances qui comportent 75 à 100% de femelles (B1). Parmi ces naissances, la plupart des femelles B1 vont rester associées à ce nid natal en tant qu'ouvrières. Il n'y a pas de preuves de subdivision des ouvrières entre gardes et butineuses.
La femelle fondatrice du nid reprend alors la ponte, sur du pollen maintenant collecté par ses filles. Les secondes naissances donnent environ à 60% de mâles et, mâles et femelles B2 agissent comme des reproducteurs. Les accouplements ont lieu sur le sol dans et autour de la bourgade. Après l'accouplement, les femelles entrent en hibernation dans quelques lieux inconnus et fondatrice, ouvrières et mâles meurent à la fin de la saison.
 
Pour les populations solitaires, la nidification s'étend de fin mai à mi juin. La femelle ne pond qu'une seule génération (B1) composée approximativement de 60 % de mâles et 40 % de femelles. La suite se déroule comme pour la seconde génération des abeilles sociales. L'absence de phase avec des ouvrières définie cette pratique de nidification comme "solitaire".
 
Si les populations de cette espèce sont capables de s'adapter aux conditions locales en ajustant le calendrier de production de reproducteurs mâles et femelles, cette espèce a le potentiel pour coloniser des environnements inaccessibles à des espèces obligatoirement sociales, et de surpasser des espèces obligatoirement solitaires dans des environnements plus favorables. La nature flexible de sa socialité a été vue comme une des sources de son actuelle distribution dans tout l'hémisphère nord (= holarctique).
 
 
Dans un autre papier on peut lire que la famille des Halictidae comporte plus de 3.500 espèces décrites et qu'approximativement 830 espèces parmi elles sont eusociales !

La diversité sociale et la flexibilité des halictides pourraient être apparue [dans l'échelle des temps] plus récemment [approximativement il y a 20-22 millions d'années] que dans les taxons eusociaux avancés tels que fourmis, termites, vespidés, abeilles mellifères, etc.[il y a plus de 65 M d'années voire plus de 80 M d'années].

 

Abeilles solitaires ... vous avez dit solitaires ?
Abeilles solitaires ... vous avez dit solitaires ?
Abeilles solitaires ... vous avez dit solitaires ?
Pour illustrer ce sujet, vous trouverez ci-dessus des images d'archives d'une Lasioglossum calceatum prises en juin 2011 (id. insectes.org).
 
Cette abeille est également socialement polymorphe, avec des abeilles sociales produisant deux nichées par an (B1 et B2) et des abeilles solitaires n'en produisant qu'une (cf. supra le cycle d'Halictus rubicundus).  
 
Lasioglossum calceatum niche socialement dans des secteurs où une espèce voisine Lasioglossum albipes est solitaire, et des femelles B1 de Lasioglossum calceatum deviennent ouvrières plus tard dans la saison (Sussex) que les naissances B1 d'Halictus rubicundus ! 
 
Si j'ai bien compris, l'enjeu de toutes ces études est d'essayer de déterminer si la sélection naturelle sociale/solitaire se fait génétiquement ou sous la pression de l'environnement et si elle s'exerce au niveau des gènes, des individus ou des groupes ...

 

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28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 17:16
Fourmis Crematogaster et acacia - mutualismes et antagonismes
Fourmis Crematogaster et acacia - mutualismes et antagonismes

Hello,

A l'époque (septembre 2013) j'avais dû vous parler de domaties et mutualisme à propos de ces photos ! Ainsi que d'un excellent article : celui-ci (en anglais), que je vous invite vivement à relire et dont je traduis quelques passages !!

Actuellement, je m'intéresse aux fourmis et de fil en aiguille je suis donc retombé sur mes photos et sur l'article de mon blog.

Je re-parcours maintenant le tout sous l'angle des fourmis cette fois ci, en parfait novice, pour illustrer le fait que trois espèces différentes appartenant à un même genre (Crematogaster), peuvent avoir des stratégies fort différentes voire antagonistes !!!

Mes images sont prises en Ethiopie fin avril 2013 et l'article cité relate une étude conduite au Kenya. Ces photos illustrent une domatie et les fourmis à gastre rouge sont des Crematogaster, probablement Crematogaster nigriceps.



Un acacia de la savane africaine produit ces domaties qui servent de maisons à des fourmis. Cet acacia est le "whistling-thorn tree" (littéralement "arbre aux épines sifflantes", certainement dû à un effet sifflet du vent dans la domatie), alias Acacia drepanolobium, poussant dans l'est africain. Il secrète également un nectar riche en sucre à partir de glandes extra florales situées à la base des feuilles.

Au Kenya, dans le cadre de cette étude, 4 espèces de fourmis vivent potentiellement sur cet arbre : Crematogaster mimosae, C. sjostedti, C. nigriceps, and Tetraponera penzigi.

Chacune a sa niche écologique.


Crematogaster mimosae défend agressivement son arbre hôte contre les herbivores et dépend fortement des domaties où elle élève son couvin, héberge des ouvrières ; elle élève occasionnellement des Coccidae productrices de miellat. Elle occupe 52 % des arbres du site de l'étude référencée.

Crematogaster sjostedti est moins agressive et, la seule parmi les 4 espèces de fourmis sus visées, ne niche pas dans les domaties mais plutôt dans les galeries de larves de coléoptères xylophages Cerambycidae. Elle occupe 16% des plantes hôtes.

Crematogaster nigriceps est un défenseur efficace de l'acacia mais taille les bourgeons axillaires et tue le méristème apical, ce qui réduit la croissance latérale du houppier, et limite le contact avec les arbres voisins où vivent potentiellement d'autres colonies de fourmis hostiles. Elle occupe 15% des arbres.

Tetraponera penzigi est un protecteur intermédiaire qui détruit les sources de nectar de l'arbre hôte, réduisant ainsi les possibilités de développement des colonies de voisines de Crematogaster dépendantes pour partie des sources de nectar. Elle occupe 17 % des arbres. Elle quitte rarement l'acacia, se nourrissant de petits éléments tels que pollen et spores de champignons poussant à la surface de leur hôte.

Les 3 espèces de Crematogaster tirent une partie de leur nourriture hors de l'arbre (insectes).

La dynamique de ce petit monde face aux grands herbivores :

Le plus étonnant c'est qu'en l'absence de broutage des feuilles d'acacia par de grands herbivores (éléphants, girafes, etc.) l'arbre désinvestit dans sa stratégie mutualiste : il réduit ses récompenses (domaties et nectaires) aux fourmis ! Seuls les arbres occupés par Crematogaster nigriceps se maintiennent par la stimulation que provoque la fourmi en "taillant" l'arbre, mimant ainsi l'action d'herbivores ! L'arbre accueillant une colonie de cette fourmi est alors moins affecté dans sa croissance et sa survie par l'absence d'herbivores.

En l'absence de broutage par de grands herbivores, les populations de Crematogaster sjostedti doublent et les populations de Crematogaster mimosae décroissent de 30% ! De même, en l'absence d'herbivores, l'agressivité de Crematogaster mimosae est divisée par deux.

L'étude montre ainsi que (contre intuitivement) l'absence de brouteurs herbivores favorise Crematogaster sjostedti qui dépend non des domaties en baisse mais des galeries de Longicornes pour se reproduire. Les arbres occupés par cette fourmi croissent plus lentement et souffrent d'une mortalité double de celle des arbres soumis aux herbivores ; ceci est due aux ravages des larves xylophages de longicornes ! Si l'on supprime ces fourmis les effectifs de larves de longicornes baissent de 77% !!

En l'absence de grands herbivores on passe donc d'une relation plante-fourmis mutualiste à une relation antagoniste qui modifie les rapports et rôles de certaines espèces de fourmis et a des conséquences très forte sur la croissance et la survie des acacias eux mêmes !

Que réserverait à la savane de l'est africain la disparition des grands herbivores ?

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 08:36
Lumix fz1000, non recadré, 15/08/2016.

Lumix fz1000, non recadré, 15/08/2016.

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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 17:05

Nous espérions observer quelques Orques dans la partie eau profonde du fjord, nous n'en verrons pas ...

Voici un "sauteur" (?), le Phoque Veau marin.

Colombie britannique - 19
Colombie britannique - 19
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  • : il s'agit pour débuter du compte-rendu journalier des observations naturalistes agrémentées de photos, réalisées lors d'un séjour en Espagne fin mai début juin 2005. il se développe depuis avec mes photos issues de Balades en Nature ou de Voyages.
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