il s'agit pour débuter du compte-rendu journalier d'observations naturalistes agrémentées de photos, réalisées lors d'un séjour en Espagne fin mai début juin 2005. il se développe depuis avec mes photos issues de Balades en Nature ou de Voyages.
Episyrphus balteatus, alias le Syrphe à ceintures ou Syrphe ceinturé.
Il est omnipréent actuellement.
Ce syrphe est très intéressant car sa larve se nourrit de diverses espèces de Pucerons et semble plutôt vorace, ce qui en fait un atout sérieux du jardinier !!
Voir cette page pour plus d'infos!
J'en connais qui se sont fait piquer lors de cet apéro ... et je connais la coupable : Chrysops caecutiens, une mouche de la famille des Taons !
Vous connaissez tous ces insectes piqueurs entêtés à vous faire la peau lors de ces belles journées ensoleillées, dans le but de vous ponctionner le maximum de sang ...
Et bien, au final je la plains cette mouche !! En piquant les gens qui se sont adonnés à ces festivités bien de saison, on peut se demander ce qu'elle a ingurgité comme toxines : matez ses yeux verts ... c'est normal ça ? et ses ailes en-fumées ... tss tss tss ... c'est pas très sérieux tout ça !!
Pour finir elle se balade la tête en bas ... de quoi faire monter le sang à la tête ... chaud quoi ! je vous dis que ça : très chaud !!
Aujourd'hui deux images d'une belle Fourmi, littéralement "Fourmi des prés" dont vous pouvez voir une présentation sur ce beau site instructif !!
Photo sans flash
habitat de substitution : Formica pratensis qui colonisait volontiers les milieux ouverts (prairies sèches, bocage / lisières de haies et forestières) sait aussi utiliser les accotements routiers (lorsque ce sont des talus exposés au soleil), où elle semble trouver un habitat de substitution aux prairies sèches ou à ses anciens habitats qui se sont artificialisés. La régression des biotopes lui convenant reste un facteur de menace pour cette espèce ; ses populations sont (étaient ?) en nette régression, probablement en raison de l'artificialisation et de la fragmentation de ses habitats et des modes d'entretien des talus routiers (épareuses, salage, désherbants ou feu parfois, qui s'ajoutent aux apports de pesticides agricoles des champs voisins et aux pollutions d'origine automobile).
Photo au flash
Les fourmis rousses après avoir été souvent victimes de destruction de nids, sont désormais protégées en France et dans plusieurs pays en raison de leur utilité pour la protection des arbres
contre de nombreux insectes qui peuvent leur nuire s'ils ne sont pas régulés par des prédateurs tels que la fourmi rousse.
Des fourmilières ont avec succès été réintroduites dans des parcelles boisées d'où elles avaient disparu.
Espèces menacées... Toutes les fourmis des bois, dont fait partie Formica pratensis, sont menacées principalement par l'artificialisation, la destruction et la fragmentation des forêts, le manque de bois morts, et parfois par la destruction volontaire de leurs nids par des acteurs qui ignorent leur utilité écologique. Les incendies de forêt répétés touchant de grandes surfaces peuvent aussi affecter leurs populations.
NDLR : le texte, à l'exception dela première phrase, est un copier coller d'une partie de la page wikipedia consacrée à Formica.
Les Mouches des fruits sont des Diptères Tephritidae dont le cycle biologique dépend d'une plante hôte.
Plusieurs Tephritidae peuvent attaquer une même espèce végétale mais il semble qu'une même espèce de Mouche des fruits n'attaque qu'un seul type de végétaux ; par exemple, en ce qui concerne le Cirse commun (Cirsium vulgare) on peut se reporter à cette cette page en anglais qui présente quatre espèces dépendant de cette plante, dont celle qui nous occupe aujourd'hui, Urophora stylata :
Selon ce site internet, il s'agit d'une Mouche de 6 mm de longueur pour les mâles et 7-8 mm pour les femelles. Les larves arrivées à maturité passent l'hiver dans les têtes du Cirse (NDLR : d'autres espèces attaquent d'autres parties telles que le pied de la plante par exemple).
La nymphose a lieu en mai [NDLR : en Amérique du Nord] et les adultes émergent en Juin : cette photo montrant un accouplement a été prise par mes soins en France à la toute fin de Mai 2011, ce qui tend à montrer que sous nos contrées ces mouches sont un peu plus précoces.
Les œufs sont pondus en petits lots entre les bractées au sommet des bourgeons fermés à la fin de Juin et Juillet [en Amérique du Nord]. Les jeunes larves s'enfoncent dans les fleurs vers l'ovariole ; elles forment le tissu de la galle autour des ovarioles et les larves continuent de se nourrir à l'intérieur des galles. Peu à peu les tissus extérieurs de la galle deviennent lignifiés et, éventuellement, les galles situées côte à côte fusionnent en une galle dure multiloculaire.
Il y a une génération par an [en Amérique du Nord] .
Les larves nouvellement écloses creusent des terriers à travers les fleurs , engageant l'élargissement, la déformation des ovarioles et la formation de tissu de la galle . La perte de production de semences dans la tête dépend du nombre de cellules et la taille de la tête. Par exemple, aucunes graines viables ne sont formées dans les têtes de petites et moyennes tailles, si il y a 3-4 cellules, et dans les grandes têtes s'il y a 5-6 cellules.
Urophora stylata est utilisée en lutte biologique contre cette plante invasive ; en effet, le Cirse commun est considéré en Amérique du Nord comme une mauvaise herbe nuisible qui a envahi les habitats perturbés à travers le continent. Désagréable pour le bétail, elle peut se développer fortement dans les pâturages et dans une grande variété d'habitats. Ainsi, cette mouche des fruits a été introduite au Canada dès 1973. Par la suite, les lâchers ont été réalisés dans plusieurs États aux États-Unis, à partir de 1983.
J'ai pu lire sur une autre page consacrée à l'Orégon qu'elle a été introduite là-bas en 1988 et qu'elle reste concentrée à quelques localités, ne s'étant pas largement répandue. Il est même explicitement indiqué : "elle est peu intéressante pour contrôler les mauvaises herbes [telles le Cirse commun], car les graines de ces plantes peuvent provenir de sites d'infestations lointains".